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CulturAmérica

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Omar Sosa

Chanson sur le Che

Cuba. Les Cubains auront le dernier mot
Écrit par Cathy Dos Santos   
26-12-2018

 

13 août 2018, à La Havane, l’une des nombreuses consultations populaires sur la prochaine loi fondamentale. Yander Zamora/EFE/SIPA 

Le 24 février, les électeurs se prononceront sur le projet de la future Constitution, au terme d’une consultation de trois mois. Le droit au mariage pour tous a focalisé les débats.

La parole revient aux Cubains. Le 24 février, ils devront se prononcer sur la nouvelle Constitution, après l’adoption, samedi, d’une mouture finale par les 583 députés (sur les 605 que compte l’Assemblée nationale) présents au moment du vote dans le palais des Conventions de La Havane. Loin d’être une simple formalité, le futur texte fondamental, qui devrait remplacer celui adopté par voie référendaire le 24 février 1976, est censé se mettre en conformité avec les bouleversements sociaux, politiques et surtout économiques à l’œuvre dans la Grande Île depuis plus d’une décennie.

La Constitution soumise au vote est l’aboutissement du processus de consultation populaire réalisé sur l’ensemble du territoire du 13 août au 15 novembre. Lors de son allocution devant les parlementaires, le secrétaire du Conseil d’État, Homero Acosta Alvarez, a rappelé que pas moins de 133 681 réunions s’étaient tenues dans les entreprises et centres de travail, dans les quartiers et universités, auxquelles ont participé plus de 8,5 millions de Cubains (sur une population totale de 11,5 millions). Au total 783 174 propositions, amendements, ajouts, modifications, suppressions – dont 2 125 depuis l’étranger, ce qui constitue une première – ont été recensés. Près de 760 changements regroupant plus de 10 000 points de vue convergents ont été inclus, bousculant ainsi les 224 articles initialement soumis au débat.


Dernière mise à jour : ( 26-12-2018 )
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L'Amérique latine est-elle toujours l'arrière-cour des États-Unis?
Écrit par François Lassabe   
18-11-2018

« Pour nos combats de demain, pour un monde plus libre, plus juste, plus égalitaire, plus fraternel et solidaire, nous devons maintenir vivante la mémoire de nos luttes »

Gunter Holzmann

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L’Amérique latine est-elle toujours l’« arrière-cour » des États-Unis ?

Par Alexander Main  |  16 novembre 2018     →    Version imprimable de cet article Imprimer 

Àla fin du printemps 2008, le prestigieux Conseil des relations étrangères (Council on Foreign Relations [1]) publiait un rapport intitulé : « Les relations États-Unis-Amérique latine : nouvelle orientation pour une nouvelle réalité » [2]. Programmé pour influencer l’agenda de la politique étrangère de l’administration américaine suivante [celle de B. Obama], le rapport affirmait : « l’ère qui a vu les États-Unis exercer une influence dominante sur l’Amérique latine est révolue ». Au Sommet des Amériques d’avril 2009, le président Barack Obama semblait être sur la même longueur d’onde que les auteurs du rapport, promettant aux dirigeants latino-américains une « nouvelle ère » « de partenariat égalitaire » et de « respect mutuel ». Quatre ans plus tard, le second secrétaire d’État d’Obama, John Kerry, allait encore plus loin, en déclarant solennellement devant ses homologues de l’Organisation des États américains (Organization of American States, OAS – OEA en français [3]) que « l’ère de la doctrine Monroe était révolue ». Le discours [4] – qui annonçait la fin d’une politique vieille de près de 200 ans [5] largement perçue comme un chèque en blanc à l’intervention des États-Unis dans la région – avait été chaudement applaudie et avait sans doute aidé à pardonner partiellement à John Kerry d’avoir, quelques mois auparavant, fait référence à l’Amérique latine comme à l’ « arrière-cour » des États-Unis.

 », CEPR, juin 2018.

Dernière mise à jour : ( 18-11-2018 )
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