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CulturAmérica

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On parle du Che

Che Guevara

Chanson sur le Che

La voix dissonante du Forum de São Paulo
Écrit par Maurice Lemoine   
29-07-2018
La 24e édition du Forum de São Paulo (FSP), rencontre qui rassemble les partis et mouvements progressistes de l’Amérique latine et de la Caraïbe, s’est tenue à La Havane du 15 au 17 juillet. Fondé en 1990 par le président cubain Fidel Castro et celui qui n’était encore que le dirigeant au Brésil du Parti des travailleurs (PT), Luiz Inácio Lula da Silva, ce rassemblement accueillit d’emblée tant des partis de gauche modérés que des formations forgées dans la lutte armée, des partis communistes (dont le PCC cubain) et leurs différentes scissions. « Affronter le néolibéralisme en Amérique latine, nous expliquera bien plus tard Valter Pomar, membre de la direction nationale du PT, exigeait une attitude ouverte et plurielle, prenant en compte tant la crise traversée par le communisme que celle frappant la social-démocratie. »

Présent à La Havane et évoquant, lors de la journée de clôture de cette édition 2018, son prédécesseur à la présidence du Venezuela, Nicolás Maduro a rappelé avec émotion : « [Hugo] Chávez disait que quand toutes les lumières se sont éteintes dans le monde ; quand l’Union soviétique s’est effondrée et que son pouvoir s’est désintégré en mille morceaux ; quand l’ancien bloc des pays socialistes s’est écroulé et est tombé entre les mains du capitalisme ; quand il semblait que le monde unipolaire, le consensus de Washington et la fin de l’Histoire s’imposaient, il y a eu une lumière et un drapeau s’est levé en Amérique latine. Depuis Cuba, depuis le Brésil, depuis le Forum de São Paulo, cet espace de lumière et de lutte s’est dressé. »

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Ne m’appelez plus Radio France…
Écrit par Maurice Lemoine   
23-05-2018

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http://mediateur.radiofrance.fr/mediateur/

Le service public de radiodiffusion et de télévision français a-t-il pour vocation d’informer les citoyens ou d’être le porte-parole de l’opposition vénézuélienne ? La question est posée tant le lynchage mené par ses différentes chaînes – avec, en tête de gondole, France Inter et France culture –  contre la République bolivarienne du Venezuela a redoublé de violence (s’il était possible) à l’occasion de l’élection présidentielle du 20 mai, laquelle a vu la réélection du président Nicolás Maduro.

La critique du gouvernement dit « bolivarien » est légitime, dans le cadre, démocratique, de tout média d’information ou d’analyse digne de ce nom. Néanmoins, et sans entrer dans un débat sur le Venezuela qui nécessiterait de longs développements, comment la quasi totalité de vos propagandistes à microphone peut-elle affirmer que ce denier scrutin s’est déroulé sans opposition ? Jusqu’à preuve du contraire, il n’a été boycotté que par la droite dure et l’extrême droite, d’où une abstention similaire à celles enregistrées, par exemple, lors des présidentielles chiliennes de 2013 et 2017, la colombienne de 2014 ou… le second tour des législatives françaises de 2017 !


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Victoire de Maduro
Écrit par Salim Lamrani   
21-05-2018

Victoire de Maduro : «Seuls Washington et ses alliés s’opposent à la volonté du peuple vénézuélien»

 

Salim Lamrani

RT France

https://francais.rt.com/opinions/50848-venezuela-maduro-dispose-legitimite-supreme

 

 

 

RT France : L’élection présidentielle au Venezuela va-t-elle changer quelque chose ?

 

Cette élection présidentielle est la preuve que le Venezuela est une démocratie qui fonctionne normalement, même si les médias occidentaux s’échinent à présenter ce pays comme un régime autoritaire. Il en ressort logiquement une image caricaturale de la Révolution bolivarienne, bien éloignée de la réalité. Depuis l’arrivée d’Hugo Chávez au pouvoir, il y a eu près de 20 processus électoraux dans le pays.

Le problème du Venezuela n’est pas Nicolas Maduro. Le problème est que ce pays subit le joug d’une opposition putschiste et antidémocratique qui refuse systématiquement le suffrage populaire dès lors qu’il lui est défavorable. Le peuple vénézuélien mérite une opposition digne de ce nom car une opposition constructive et respectueuse de la volonté du peuple est nécessaire à la vie politique.

 

RT France : Cette élection pourrait-elle marquer un changement de la place du Venezuela sur la scène internationale ? Après sa réélection, Nicolas Maduro gagne-t-il en légitimité et crédibilité ? Les sanctions internationales peuvent-elles durer ?

 

Maduro dispose de la légitimité suprême que lui ont conférée ses concitoyens en l’élisant président de la République. Seuls Washington et ses alliés, dont l’Union européenne, s’oppose à la volonté du peuple vénézuélien et aux règles démocratiques. On peut exprimer un désaccord avec la politique menée par le gouvernement, mais en aucun cas lui nier sa légitimité démocratique.

On ne peut pas pointer du doigt le système électoral vénézuélien quand il est défavorable à l’opposition et l’applaudir quand cette même opposition obtient la majorité à l’Assemblée nationale ou remporte des municipalités ou des Etats.

 

« L’Union européenne reste un nain politique incapable de s’affranchir de l’influence étasunienne »

 

Les sanctions internationales sont illégitimes et inefficaces. Depuis plus d’un demi-siècle, Washington impose des mesures de rétorsion économique iniques à Cuba qui affectent les catégories les plus vulnérables de la population et constitue le principal obstacle au développement du pays. Il en est de même pour le Venezuela. Il est regrettable que l’Union européenne, au lieu d’adopter une position indépendante et constructive vis-à-vis du Venezuela, s’aligne sur la politique étrangère des Etats-Unis. Si l’Union européenne est une puissance économique indéniable, elle reste un nain politique incapable de s’affranchir de l’influence étasunienne.

 

 

RT France : Comment a été perçue cette élection en Amérique latine ?

 

Les alliés de Washington s’alignent sur la politique de leur maître et considèrent que ces élections sont illégitimes. Les autres nations du continent respectent la décision souveraine du peuple vénézuélien et l’indépendance du pays en ne s’immisçant pas dans ses affaires internes.

 

 

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Fidel Castro, héros des déshérités, Paris, Editions Estrella, 2016. Préface d’Ignacio Ramonet.

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